Soutenez notre recours en justice contre les éoliennes en mer des Plages du Débarquement

Arromanches, le 31 octobre 2020

Soutenez notre recours en justice contre les éoliennes en mer des Plages du Débarquement !

LIBRE HORIZON a engagé le 24 octobre 2020 un RECOURS CONTRE LE PROJET D’EOLIENNES EN MER des Plages du Débarquement

Comme vous le savez, notre association Libre-Horizon se bat depuis plusieurs années contre le projet titanesque de 75 éoliennes en mer, juste en face de Courseulles-sur-mer et Arromanches, à 10 km seulement des côtes, en plein milieu des sites du Débarquement, en Normandie.

Indépendamment de sa nuisance visuelle évidente, ce projet industriel, inédit en France, remet totalement en question le projet actuel de Classement des Plages du Débarquement au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

En effet, ce projet de classement porte sur 9 points, dont le champ subaquatique au large des plages jusqu’à 20 km des côtes. L’implantation du complexe éolien dans une bande allant de 10 km à 20 km du rivage est ainsi totalement incompatible avec le classement UNESCO.

Par ailleurs, ce projet industriel a mis en évidence de graves problèmes dont le transfert d’aluminium dans l’eau d’environ 100 kg/jour pendant 25 ans, provoquant pollution de la mer, menaces sur la pêche à Port-en-Bessin, danger pour la filière ostréicole.

Enfin, la promesse initiale de développement d’une filière industrielle française, rendue possible par un prix de rachat élevé de l’électricité produite (4 fois le prix de marché), devient désormais lettre morte (du fait de l’abandon d’Alstom sur ce secteur).... alors que le prix exorbitant est lui maintenu !

Précisément, nous considérons anormal que le lauréat du contrat en 2012 ait totalement changé de nature, mettant en évidence l’hyper financiarisation des projets éoliens en mer français, au détriment des garanties industrielles et du développement d’une filière nationale.

Nous avons déposé un recours la semaine dernière sur les motifs suivants :

L’autorisation d’exploitation du parc éolien en mer de Courseulles-Arromanches a été octroyée en 2012 sur la base d’éléments constitutifs de garanties qui ont cessé d’exister, dès lors que la société de projet attributaire Eolien Maritime France a changé de nature en changeant d’actionnariat.

En effet, le choix de cette société au capital de 37 000 EUR, pour la réalisation d’un projet de plusieurs milliards d’euros, ne repose que sur les références, la compétence et l’activité de ses actionnaires, qui étaient en 2012 EDF d’une part, et Dong Energy d’autre part, l’énergéticien national danois, leader mondial de l’éolien en mer à cette époque.

Le remplacement en 2016 de Dong Energy par le canadien Enbridge - société spécialiste de transport de pétrole par oléoduc - nous semble inacceptable, car il revient pour l’attributaire choisi par l’Etat à librement se détacher des conditions qui ont permis sa désignation. En effet, la présence de Dong Energy était la garantie de meilleure réalisation possible du projet, notamment sur les impacts minimisés sur l’environnement, ainsi que d’un transfert d’expertise du leader mondial vers EDF, nouveau sur ce domaine.

Ce changement nous semble d’autant plus contestable que le projet bénéficie d’une aide d’Etat de 150 millions d’euros par an pendant 20 ans, soit 3 milliards d’Euros au total, initialement prévue pour aider au développement d’une filière française en "achetant" le transfert d’expertise de Dong Energy. Nous assistons donc à l’arrivée de nouveaux intervenants totalement étrangers à l’éolien en mer (un industriel du pétrole et un fonds de pension canadien !) intéressés par un contrat très rentable qui devient un placement financier !

Nous continuons à penser que ce projet est mal conçu depuis l’origine, et qu’il faut le revoir en profondeur. Rappelons que notre opposition à ce projet précis est constructive, car depuis l’origine, nous présentons une alternative qui se révèle aujourd’hui parfaitement réaliste et avec 100% de bénéficiaires :

  • Déplaçons le projet à 50 km au large, il n’y aura plus aucune nuisance visuelle des côtes et les Plages du Débarquement ne sont plus profanées
  • Relancer un nouvel appel d’offres aujourd’hui et désigner un nouvel attributaire prendra moins de temps que la durée des recours en justice : les travaux pourront démarrer effectivement
  • Avec un projet actualisé et éloigné, il est possible de produire autant d’énergie avec deux fois moins d’éoliennes (les puissances des machines ont doublé depuis 10 ans)
  • Et enfin, un projet actualisé peut être attribué sans subvention publique puisque les coûts d’installation ont fondu ces dernières années ! C’est une économie de 3 milliards d’euros pour notre pays pour le seul projet de Courseulles-Arromanches !

Nous conduisons cette action en justice conjointement avec la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF). La même action est également engagée à Fécamp-Etretat et Saint-Nazaire-Pornichet-La Baule.

VOTRE SOUTIEN FINANCIER EST NECESSAIRE POUR LES FRAIS DE L’ACTION EN JUSTICE : N’ATTENDEZ PAS ! Pour ce recours, nous avons signé avec la SPPEF une convention qui permet à nos adhérents de bénéficier d’une réduction de l’impôt sur le revenu à hauteur de 66% du don affecté au recours contre ce complexe éolien des plages du Débarquement

Si vous faites un don de 60 EUR, il vous en coûtera réellement 20.

Si vous faites un don de 150 EUR, il vous en coûtera réellement 50.

Pour un don en ligne sur le site de la SPPEF, cliquez ici et choisissez la rubrique "Plages du Débarquement"

Pour un don par chèque, il faut libeller votre chèque à l’ordre de la SPPEF, et nous l’adresser dès cette semaine à l’adresse suivante :

Association LIBRE HORIZON - Don SPPEF pour les recours

La Petite Ferme de Maronnes

14960 Meuvaines

NB : Un reçu fiscal sera transmis pour tout don supérieur à 30 EUR. (Article 200 du Code général des impôts : la réduction d’impôt sur le revenu est égale à 66 % du montant du don dans la limite de 20 % du revenu imposable).

Nous vous remercions énormément de votre soutien !

Nous sommes totalement déterminés et mobilisés pour trouver avec votre aide une alternative à ce complexe industriel en plein cœur des plages du Débarquement.

On va gagner !

Elsa Joly, présidente de Libre-Horizon