NON !

La solution est toute trouvée, à 45 km au large, pour remplacer le site de Courseulles !

Arromanches, juin 2021

A plus de 40 km au large, tout s’arrange !

Depuis 8 ans, nous demandons de repousser beaucoup plus au large l’implantation du site éolien de Courseulles, afin de mieux préserver l’environnement, la navigation, la faune et le patrimoine historique.

Ainsi, le complexe éolien serait situé hors de la zone de classement UNESCO.

Mais depuis les premiers jours de Libre Horizon, on entend que ce n’est pas possible, il y a la profondeur qui ne va pas, la longueur du câble en mer qui ne va pas, le rail des bateaux qui ne va pas, etc.

Eureka, tout est possible désormais ! L’appel d’offres pour le parc éolien en mer au large de Barfleur est lancé (janvier 2021) : 35 km de distance minimale des côtes, profondeur OK, navigation OK, tout va bien !

Il suffit d’ajouter 32 éoliennes de nouvelle génération (14 MW) pour remplacer les 75 éoliennes initialement prévues à Courseulles : elles seront loin des côtes, hors zone Unesco, de moindre emprise en mer, hors des zones de migration de l’avifaune, etc. etc. Que des avantages !

En outre, les prix de l’éolien en mer ayant totalement chuté entre 2011 et 2020, il est maintenant possible de faire sans subvention publique une installation hors de vue des côtes et surtout hors de la zone de classement Unesco permettant de préserver l’horizon des lieux de mémoire.

L’actualisation des prix aux conditions de 2021 permettrait à la France d’éviter de payer 3,058 milliards d’Euros de subvention publique prévue pour le site de Courseulles.

Cette nouvelle zone très au large de Barfleur confirme la tendance européenne des dernières années : en Europe, depuis 2019, les parcs éoliens en mer sont attribués sans subvention publique, à 59 km des côtes en moyenne et avec 33 mètres de profondeur moyenne. C’est possible !

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Plus loin et moins cher, c’est possible désormais !

Arromanches, été 2019

Un site plus au large

Nous proposons de repousser au-delà de 35 km des côtes l’implantation du site, afin de mieux préserver l’environnement, la navigation, la faune et le patrimoine historique.

Ainsi, le complexe éolien serait situé hors de la zone de classement UNESCO.

Les prix de l’éolien en mer ayant totalement chuté entre 2011 et 2019, il est maintenant possible de faire à moindre coût une installation hors de vue des côtes et surtout hors de la zone de classement Unesco permettant de préserver l’horizon des lieux de mémoire.

Dans son rapport sur l’intégrité visuelle de mars 2013, l’Unesco rappelle sa très grande sensibilité aux éoliennes à proximité des sites classés. Le précédent du Mont Saint-Michel en 2010 doit nous alerter : l’Unesco avait formellement enjoint à l’Etat français de suspendre les projets éoliens en covisibilité, pourtant hors de la zone tampon du Mont. Vouloir aujourd’hui créer le plus grand complexe éolien de France en plein milieu de la zone de classement est totalement suicidaire" selon Bernard LOING, président de D-Day Heritage et lui-même ancien haut responsable de l’Unesco.

Rappelons enfin qu’en Allemagne, depuis 2017, les parcs éoliens en mer sont attribués sans subvention, à plus de 50 km des côtes et avec 30 à 40 mètres de profondeur. C’est possible !

Ajoutons enfin qu’en juin 2019, le parc éolien en mer de Dunkerque a été attribué à 44 EUR / MWh (contre 138,7 EUR / MWh pour celui de Courseulles), et que le débat public de l’été 2019 porte sur des implantations très au large, invisibles des côtes et avec 50 m de profondeur. C’est donc bien possible !

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En détail :

  1. L’implantation du champ des éoliennes est reportée au delà de la zone Unesco, sur des fonds de profondeur équivalente, donc sans surcoût significatifs.
  2. La distance supplémentaires du câble de liaison est compensée par un meilleur rendement, du fait d’une prise au vent supérieure à cette distance des côtes.
  3. A 40 km de la côte au lieu de 10, l’impact visuel est quasi nul :
  • la hauteur apparente est divisée par plus de 4 (effet cumulé de la distance et de la rotondité de la terre),
  • de même, la largeur du champ sur l’horizon subit une réduction similaire.
  1. Les routes maritimes au départ du Havre et de Ouistreham ne sont pas impactées.
  2. On redonne aux ports de Courseulles et de Port en Bessin leurs zones d’évolution inchangées pour la pêche et la plaisance.
  3. On ne compromet pas le classement Unesco, une chance pour le développement économique de notre territoire.
  4. Et surtout, on respecte ce lieu de mémoire !
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Ce qui nous attend si on ne fait rien

Différentes simulations visuelles sont faites par EDF Energies Nouvelles :

http://www.debatpublic-eolien-en-mer-courseulles.org/PHOTOMONTAGES/carte.html

Un rapport d’expertise accompagne ces simulations :

PDF - 428.8 ko

On y lit notamment page 10, que les plages Gold et Juno sont dans une "zone critique"  : les éoliennes sont vues "selon 60 minutes d’arc environ, soit environ la taille de deux pleines lunes, ou encore celle de l’ongle d’un doigt à bout de bras"

L’expert à l’origine de ce rapport, Jean-Marc VEZIEN (Ingénieur de Recherche CNRS) faisait la comparaison suivante lors de la réunion du débat public à Arromanches le 12 juin 2013 : "C’est comme si vous preniez un petit bâtonnet de 1,5 cm, et vous le mettez à un mètre de vous. C’est ça la taille effective d’une éolienne vue depuis Arromanches ou Courseulles"

NB : rappelons qu’il y en a 75...

Le rapport d’expert précise : "A cette distance, les observations météorologiques montrent que les éoliennes les plus proches du rivage seront visibles 75% du temps, l’impact visuel est fort dans cette zone"

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Même les cheminées du Havre, à 55 km, sont visibles !

  • En juillet 2014, les deux cheminées du Havre ont été visibles d’Arromanches 20 jours sur les 31, alors qu’elles sont à 55 km à vol d’oiseau d’Arromanches et à 45 km de Courseulles.
  • La taille apparente des éoliennes à 10 km des côtes est 4 fois plus grande que celle des cheminées du Havre, compte tenu de la courbure de la terre.
  • En les repoussant de 10 km, la taille apparente n’est que de 2 fois.
  • Ne baissons pas les bras !
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Les points clés

  • Déplaçons la zone d’implantation 25 km plus au large
  • C’est possible : les fonds marins y sont de profondeur équivalente, sans surcoût de construction
  • Le classement Unesco n’est pas compromis
  • Entre 2011 et 2019, les coûts ont fondu, ce sera trois fois moins cher !
  • Les routes maritimes principales sont non perturbées
  • les zones d’évolution sont inchangées pour la pêche et la plaisance
  • L’impact visuel est quasi nul depuis la côte
  • De la sérénité pour les 30 prochaines années !